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L'histoire de l'éclairage public à Pontoise

Pontoise de nuit

Chaque nuit, Pontoise s'éclaire. Plus de 4 000 candélabres illuminent rues, bâtiments communaux et vestiges patrimoniaux que compte la ville.

Ce vaste déploiement est le résultat de huit siècles d'évolution, lorsqu'aux prémices, la chandelle était encore la norme...

Petites chandelles et lanternes

La question de l’éclairage public apparaît sous Saint-Louis, au XIIIème siècle. Pour lutter contre les vols et les crimes nocturnes, le roi ordonne à chaque propriétaire d’éclairer sa façade à l’aide d’une petite lamme, d’une chandelle ou d’une bougie.

Ce moyen de fortune devient pourtant l’usage jusqu’en 1667, jusqu’à ce que Nicolas de la Reynie, le chef de la police de Louis XIV, propose la mise en place de lanternes : avancée notable dans l’éclairage public.

Ces lanternes, constituées de petits carreaux assemblés au plomb et d’un capot protégeant une chandelle, sont alors suspendues à un mât à hauteur du premier étage des maisons. Le système, rendu obligatoire, assure enfin l’éclairage des rues la nuit.

Mais la chandelle, qui se consume rapidement, doit être remplacée toutes les heures…

Heureusement, l’éclairage à l’huile, qui dure plus longtemps, se généralise en ville au début du XIXème siècle.

Chaque jour, le "falotier" est chargé d’allumer les réverbères en faisant brûler une mèche de coton encirée d’huile de tripes, fabriquée à partir de restes de vaches et de moutons.

Les carrefours peuvent ainsi être éclairés efficacement. Les lanternes contiennent jusqu’à quatre mèches et possèdent quatre rélecteurs concaves ce qui permet de diriger la lumière dans la direction souhaitée.

Du gaz à l’électricité

De 1804 à 1867, les rues de Pontoise sont éclairées par 106 réverbères à huile ou à pétrole. Mais l’odeur nauséabonde, les accidents causés par les écoulements d’huile brûlante et l’accroissement de la circulation conduisent à envisager un nouveau système d’éclairage plus performant.

Le gaz, obtenu par la distillation de la houille et la pyrolyse du charbon, est utilisé en France dès 1847.

Ce moyen plus sûr et plus durable, associé à de fastueux modèles de lampadaires appelés "les candélabres", a déjà révolutionné les nuits parisiennes.

Il faudra pourtant attendre 1867 pour que le nouveau système d’éclairage soit implanté à Pontoise grâce aux efforts du Maire de  l'époque. Le passage au gaz permet, dès 1900, d’allumer toute la nuit et à faible, coût, plusieurs réverbères.

En 1924, les rues de Pontoise deviennent “électriques”. Ce nouveau mode d’éclairage séduit par ses vastes possibilités.

La lampe à incandescence inventée par Swan et Edison en 1879 puis la lampe à vapeur de sodium conçue par Philips en 1932 permettront d’illuminer intensément toute la nuit les axes routiers puis les monuments comme la cathédrale Saint-Maclou dès 1995.

Depuis les années 2000, la lampe à led a pris le relais et assure efficacité de l’éclairage et économie d’énergie.

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