Pontoise

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Nicolas Flamel, l’éternel faiseur d’or

Nicolas Flamel

Plus de 600 ans après sa mort, le pontoisien Nicolas Flamel a gagné la notoriété d’un roi de France ! La légende, le fantasme, la rumeur et les "coups de pouce" de l’histoire ont construit son immortalité.

Pour les lecteurs de tous les âges, il est devenu l’inventeur de la "pierre philosophale", pierre qui selon les alchimistes transformait le métal en or et assurait la vie éternelle. Bien plus qu’une rumeur, Nicolas Flamel a bel et bien existé.

Né à Pontoise, en 1330, il fait partie des personnages illustres et mystérieux de la ville.

Copiste et libraire

Nicolas Flamel passe les treize premières années de sa vie à Pontoise avant de poursuivre ses études à Paris. À la Faculté des Arts, son jeune âge et son savoir surprennent les étudiants et il attire spontanément la sympathie. En ce temps où l’imprimerie n’a pas encore été  inventée, les manuscrits sont légions.

Nicolas Flamel devient copiste, libraire et écrivain public. Installé alors dans une échoppe adossée au cimetière des Innocents, de nombreux habitants du quartier font appel à ses services pour rédiger les actes administratifs tels que les testaments, les successions et les donations.

Deux ans plus tard, il rejoint le quartier Saint-Jacques la-Boucherie, où la plupart des commerçants ont migré. L’anarchie, qui succède à la capture du roi après la bataille de Poitiers, provoque la multiplication des litiges et successions. Une aubaine pour les libraires, rédacteurs d’actes, qui ont ainsi pignon sur rue !

La légende de « l’alchimiste »

À 27 ans, Nicolas Flamel achète sa première maison et se montre très généreux en multipliant les donations. Le clerc est devenu un bourgeois influant et fortuné après avoir investi dans l’immobilier au temps de la dépression économique de la Guerre de Cent Ans et en épousant Pernelle, une riche veuve.

Lorsqu’il meurt le 22 mars 1418, l’"enfant de Pontoise" a gagné une grande place dans la mémoire collective. Mais sa fortune intrigue et les spéculations vont bon train. On attribue sa richesse à ses connaissances en alchimie.

Grâce au Livre d’Abraham le Juif et à un voyage en Espagne, Nicolas Flamel aurait selon les rumeurs découvert le secret de la pierre philosophale.

La légende véhiculée par le poète Robert Duval et le médecin Jacques Gohory sera reprise dans leur livre "Le livre des figures hiéroglyphiques", paru en 1612. Cet ouvrage, qui rencontre un énorme succès, se veut être la traduction d’un texte de Nicolas Flamel traitant d’alchimie.

Néanmoins, le vocabulaire et des anachronismes prouveront que la source de ce texte date en réalité du XVIème siècle. Mais le Pontoisien est déjà le plus célèbre alchimiste français. Le mythe a triomphé.

Cercle de transmutation
Infos pratiques : 

Le saviez-vous ?

"Héros" généreux, Nicolas Flamel a autant marqué les esprits par sa réussite sociale que par ses donations aux œuvres et aux églises.

À l’occasion de la réfection du portail de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris, il est représenté avec sa femme en train de prier aux pieds de la Sainte Vierge.

Et, en 1407, il fait construire le "Grand Pignon" rue de Montmorency (l’actuelle Maison Nicolas Flamel) destiné à accueillir les pauvres. Il s’agit aujourd’hui de la plus ancienne bâtisse de la capitale.