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Le devoir de mémoire

Devoir de mémoire

Le 30 août 1944, Pontoise est libre de toute occupation allemande !

Depuis 65 ans, cette libération est célébrée et l’héroïsme des Résistants et des Alliés salué.

Ainsi, le dimanche 6 septembre dernier , le conseil municipal, le Préfet du Val d’Oise et les associations d’anciens combattants se sont réunis au cimetière de Pontoise afin de perpétuer ce souvenir .

L’émotion fût à son comble lorsqu’un membre du Conseil Communal des Jeunes a pris la parole.

Du haut de ses 17 ans, Florent Davrinche avait effectué des recherches en amont aux Archives Municipales pour étayer son discours et pouvoir à son tour rendre hommage aux héros de la résistance de la Seconde Guerre mondiale.

Il voulait ainsi montrer que le devoir de mémoire préoccupe également la jeune génération.

Pontoise Infos vous propose de revivre cette libération à travers les mots de ce jeune pontoisien.

Discours du 6 septembre 2009, Fête de la Libération de Pontoise par Florent Davrinche

“Alors que deux Pontoisiens se rendent au quartier général allié afin d’éviter que ces derniers bombardent Pontoise, ils distinguent près de Cergy une ligne de soldats américains. Nous sommes le 28 août 1944 et les départs des troupes allemandes se font de plus en plus importants.

Cette anecdote marque la fin de 5 ans d’occupation, de bombardements, de restrictions alimentaires, de carences, d’antisémitisme,  d’insécurité, de familles brisées à cause des morts et blessés aux combats, de prisonniers de guerre et du travail obligatoire.

Quelque temps avant, le 3 septembre 1939 exactement, date du début de la Seconde Guerre mondiale, la ville de Pontoise se prépare aux bombardements en créant un peu plus de 5 000 places dans différents abris.

En janvier 1940, le thermomètre affiche -20°C dans la région parisienne.
Les bals publics sont interdits, les débits de boissons, cafés et restaurants ferment à 23h. Le couvre-feu est imposé. En bref, les conditions de vie se dégradent.

Le 1er mai 1940, les premiers bombardements défigurent Pontoise et sont le début d’une longue série d’attaques qui dureront jusqu’en août 1944.

Ainsi, l’Hôtel Dieu à de nombreuses reprises, le quartier du Pothuis, l’école du Parc-aux-Charrettes, le pont routier et de nombreuses habitations sont successivement touchés.

Et à chaque bombardement, on dénombre un lourd bilan humain. Mi-juin 1940, l’occupation allemande prend Pontoise et persécute les Juifs dans notre ville.

En octobre 1940, apparaissent les cartes de rationnement sur les produits de premières nécessités.

En effet, au fil du temps et de la guerre, les restrictions alimentaires sont de plus en plus dures,notamment en ce qui concerne l’alimentation de base.

Mais cette période est également celle de la Résistance française contre l’occupant avec l’organisation d’attentats contre les soldats allemands ou le sabotage des lignes téléphoniques.

Des résistants comme Jean-Claude Chabanne, Jacques Tête ou Pierre Butin payent cette résistance au prix de leur vie. Ils meurent fusillés.

Peu de temps après la Libération de Pontoise, des rues de notre commune sont rebaptisées des noms de ces résistants pour rappeler aux générations futures les victimes qui se sont battues pour la France.

Avant 1939, la ville compte plus de 12 200 habitants ; en 1944, ils sont moins de 10 400.

Aujourd’hui, le 6 septembre 2009, nous célébrons la Libération de Pontoise et la fin de cette sombre période qui a permis d’aboutir à une paix que nous voulons désormais durable.”

Devoir de mémoire
Discours du 6 septembre 2009, Fête de la Libération de Pontoise par Florent Davrinche
Cimetière de Pontoise, le 3 septembre 1944©MF . Ingelaere De gauche à droite : le Capitaine Lamarre et le Général Hobbs, le Major Russel et le Capitaine Ingelaere, le Lieutenant Giraud et le Docteur Dassencourt. Ces officiers français membres de l’État Major des FFI de Pontoise rendent hommage aux soldats alliés tués
Bombardements d’août 1944 : les remparts détruits Archives Municipales de Pontoise, cote 7fi4
Bain de foule au moment de la Libération, sur la place de l’Hôtel de Ville le 3 septembre 1944 ©MF. Ingelaere

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