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Saint-Gautier et Pontoise
Il fut un temps où son nom était associé
à des fêtes dans l’archidiocèse de
Rouen et où prier ses reliques garantissait la
guérison. Saint-Gautier (né vers 1030 - mort le 8 avril 1099) est,
en effet, bien plus que le premier
abbé de la fondation Saint-Martin de
Pontoise. L’évocation de sa vie tient presque de la
légende. Miracles posthumes Lors de la levée de son corps, la surprise est de taille ! La
chair de l’abbé ne porte aucune trace des flagellations
auxquelles il s’astreignait régulièrement ni de la
maladie dont il souffrait. La
suite n’est pas moins étonnante. Le tombeau de
Gautier devient un rendez-vous de pèlerinage où les aveugles, les
boiteux, les sourds, les paralytiques et les malades trouvent une
guérison subite. Ces miracles offrent au religieux une canonisation
posthume en 1153. Un tombeau lui est alors érigé dans l’abbaye Saint-Martin
de Pontoise. Ce monument sera transporté, au milieu du
XIXème siècle, en l’église Notre-Dame. Il
s’agit d’un sarcophage en pierre, dont les faces
percées sur les côtés permettent aux pèlerins de contempler les
reliques du Saint. Après être tombé dans l’oubli suite aux
guerres successives qui ruinèrent l’abbaye Saint-Martin, le
culte de Saint-Gautier renaît en 1661 avec la
bienveillance de Louis XIV. Selon
des écrits d’époque, “les
malades guérissent de la fièvre en
trempant leurs os dans l’eau bénite et en
l’invoquant” .
Au cours de la Révolution française, les reliques de
Saint-Gautier ont été transportées par précaution au cimetière de
Pontoise. Puis l’emplacement exact fut oublié. Les reliques
de Saint-Gautier n’ont ainsi jamais été
retrouvées. Aujourd’hui encore, de
nombreux |
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